Dax et huit communes du bassin
Un bâtiment sur mille à Pontonx, sept sur dix à Pouillon : l’argile ne concerne pas tout le bassin
Le bassin dacquois n’a pas un sol, il en a deux, et l’écart entre ses communes est le plus fort de tous les faits mesurés ici.
Les données d’aléa disponibles rendent la même valeur pour les neuf communes du bassin. Le dénombrement des bâtiments réellement exposés, lui, va de zéro à Magescq à 1 042 sur 1 440 à Pouillon. C’est ce second chiffre qui compte quand une fissure apparaît, et c’est celui que cette note met en regard, commune par commune.
Publié le
Une même valeur pour neuf communes, un dénombrement qui va de 0 sur 907 à 1 042 sur 1 440
Les données d’aléa publiées pour le retrait-gonflement des sols argileux rendent une valeur identique sur les neuf communes du bassin. Lue telle quelle, cette information laisse croire que le phénomène concerne le territoire de façon uniforme.
Ce que ça change concrètement se traite sur la page maçonnerie à Dax, où les reprises d’appuis, de seuils et de dallage sont détaillées, et sur celle de la rénovation à Pouillon, la seule commune du bassin où le chiffre pèse vraiment.
Le dénombrement des bâtiments dit tout autre chose. Le BRGM a compté, commune par commune, les bâtiments situés en zone d’exposition moyenne ou forte au recensement de 2019. Entre la commune la plus concernée et celles qui ne le sont pas du tout, l’écart est total : il n’y a pas de nuance à chercher.
Cette note existe pour poser ces neuf chiffres côte à côte. C’est le seul endroit du site où ils se comparent entre eux, et c’est aussi la seule réponse honnête à la question qui amène ici : « ma maison fissure, est-ce grave chez moi ? »
La réponse n’est pas la même à Pouillon et à Mées, et elle ne peut pas l’être. Traiter les neuf communes comme un bloc, dans un sens ou dans l’autre, revient à se tromper huit fois sur neuf.
Vous savez déjà comment le logement est chauffé ? C’est l’essentiel de ce qu’on a besoin de savoir pour vous répondre utilement.
Décrire mon projetLe dénombrement des bâtiments, commune par commune
72 % 1 042 bâtiments sur 1 440 à PouillonPouillon se détache nettement : 1 042 de ses 1 440 bâtiments recensés en 2019 se trouvent en zone d’exposition moyenne ou forte, sur 74,1 % de la superficie communale. C’est le fait de sol le plus marqué de tout le bassin, et de très loin.
Narrosse est très loin derrière, avec 99 bâtiments sur 1 354, mais sur 0,9 % seulement de la superficie communale : la zone concernée y est petite et bâtie. Hinx compte 25 bâtiments sur 841, sur 13,1 % de la superficie.
Les deux pôles urbains sont peu touchés. Dax compte 134 bâtiments sur 5 520, sur 1,9 % de sa superficie. Saint-Paul-lès-Dax en compte 84 sur 4 604, mais sur 9 % de sa superficie : ce qui indique que la zone concernée y est très peu bâtie.
Pontonx-sur-l’Adour ferme la liste des communes concernées avec 2 bâtiments sur 1 219, sur 0,6 % de sa superficie. À ce niveau, le sujet ne se pose pratiquement plus.
Trois communes sans un seul bâtiment concerné
0 bâtiment exposé sur les 907 recensés à MagescqTrois communes du bassin ne comptent aucun bâtiment en zone d’exposition moyenne ou forte : Magescq, aucun sur 907 bâtiments recensés ; Mées, aucun sur 776 ; Saint-Vincent-de-Paul, aucun sur 1 211.
Pour Saint-Vincent-de-Paul et Magescq, la source va plus loin : aucune partie du territoire communal n’est classée en exposition moyenne ou forte. À Mées, la zone existe mais représente 0,2 % de la superficie communale, sans bâtiment dessus.
Ces trois lignes valent autant que celle de Pouillon. Elles disent qu’une fissure constatée sur ces communes appelle une autre explication : report de charge mal repris, liaison entre deux corps de bâtiment sans joint, reprise ancienne mal exécutée, dilatation d’un matériau.
Chercher l’argile là où le dénombrement ne la recense pas fait perdre du temps et conduit à des travaux qui ne traitent pas la cause. Le désordre revient, et il revient au même endroit.
Le devis est ventilé par poste. Vous arbitrez vous-même ce que vous engagez et ce que vous reportez.
Nous écrireBâtiments concernés et superficie classée ne disent pas la même chose
Deux chiffres accompagnent chaque commune et ils se lisent ensemble. Le premier compte les bâtiments concernés. Le second donne la part de la superficie communale classée en exposition moyenne ou forte.
Quand la superficie classée est grande et les bâtiments peu nombreux, cela signifie que la zone est peu bâtie. C’est le cas de Saint-Paul-lès-Dax, avec 84 bâtiments sur 4 604 mais 9 % du territoire communal.
Quand c’est l’inverse : Narrosse, 99 bâtiments sur 1 354 sur 0,9 % du territoire : la zone est petite mais habitée. Pour un propriétaire, la situation n’est pas du tout la même dans les deux configurations, alors que la valeur d’aléa publiée est identique.
La source publie aussi ses propres repères, cités tels quels : 17 % des bâtiments au niveau départemental et 54 % au niveau national ; 19,2 % de la superficie au niveau départemental et 48,5 % au niveau national. Ce sont des repères de lecture de la source, rien d’autre.
Ce qu’une fissure demande, et ce qu’aucun site ne peut dire
Une fissure ne s’interprète pas à distance. Ni depuis une carte, ni depuis une photographie envoyée par message, ni depuis ce site. Toute affirmation contraire est une promesse qui ne tient pas.
Ce qui s’observe sur place et qui oriente : l’ouverture de la fissure et son évolution dans le temps, son tracé, en escalier dans un joint, ou franc à travers un élément, , sa position par rapport aux ouvertures, et la présence de désordres associés sur les menuiseries ou les carrelages.
Ce qui pèse également : la présence d’arbres proches du bâtiment, une modification récente de l’écoulement des eaux autour de la construction, une extension accolée sans joint de rupture, une succession de saisons sèches et humides marquées.
La suite ne se décide pas au téléphone. Sur un désordre évolutif, une étude de sol et un avis structure tranchent. Sur un désordre stabilisé, la reprise relève de la maçonnerie et de la remise en état de la façade, et elle se planifie normalement.
Vous savez déjà comment le logement est chauffé ? C’est l’essentiel de ce qu’on a besoin de savoir pour vous répondre utilement.
Décrire mon projetCe que ça change concrètement à un chantier de maçonnerie
Sur une commune où le dénombrement est élevé, deux réflexes s’imposent au moment du devis. Le premier : ne pas refermer une fissure sans avoir vérifié qu’elle est stabilisée, sous peine de la voir réapparaître au même endroit dans l’année.
Le second : traiter le pourtour du bâtiment. L’eau qui stagne autour d’une construction joue directement sur les variations de teneur en eau d’un sol argileux. Récupération des eaux de couverture, écoulement conduit au loin, végétation proche maîtrisée : ce sont des travaux modestes et ils comptent.
Une ouverture créée dans un mur porteur : passage, baie : appelle partout les mêmes précautions, mais la vigilance sur le report des charges n’est pas la même quand le bâtiment se trouve dans la zone recensée. Le calcul se fait, il ne se suppose pas.
Sur les communes où aucun bâtiment n’est recensé, ces vérifications restent utiles. Elles ne sont simplement pas le premier sujet, et elles ne justifient pas de retarder un chantier.

Les questions qui reviennent sur les fissures
Elles se posent presque toujours dans l’urgence d’un désordre constaté. Les réponses ci-dessous n’en remplacent aucune observation sur place.
Ma maison est à Pouillon et elle fissure : est-ce forcément l’argile ?
Non. Le dénombrement indique que 1 042 des 1 440 bâtiments de la commune se trouvent en zone d’exposition moyenne ou forte, ce qui rend l’hypothèse plausible : pas certaine. Le tracé de la fissure, son évolution et les désordres associés orientent le diagnostic, qui se fait sur place.
Comment savoir si mon terrain est concerné ?
Géorisques publie l’information par adresse, et le dénombrement BRGM par commune est celui repris dans cette note. Ces sources situent un bâtiment dans une zone ; elles ne disent rien de son état ni de ses fondations, que seule une observation sur place peut apprécier.
Faut-il une étude de sol avant des travaux ?
Elle s’impose quand le désordre est évolutif, quand une extension est projetée, ou quand une reprise en sous-œuvre est envisagée. Sur une reprise de fissure stabilisée, elle n’est pas systématique. La décision se prend au relevé, avec l’entreprise retenue.
La remise en état de la façade suffit-elle à refermer des fissures ?
Elle referme l’aspect, pas la cause. Un enduit posé sur un désordre actif se fissure à nouveau, souvent au même endroit et dans la même année. C’est pour cela que la vérification de la stabilisation précède toute reprise d’aspect.
On relève ce qui chauffe le logement et la place réellement disponible, puis vous recevez un devis ventilé par poste, dans les meilleurs délais.
Demander un devisOù ça se traite, sur le site
- Maçonnerie à Dax
- Maçonnerie dans le bassin dacquois
- Ce que recouvre le poste rénovation de maison
- Ravalement de façade, poste par poste
À lire ensuite